I can tell heaps of stories about my 1/12th youth in England.
My dad was formerly a sailor in the Navy. He had spent a great part of the World War 2 on a frigate, La Decouverte, that was leased to General de Gaulle's navy, the Free French Forces
Fleet by the generous British government.
Well after the war, in the sixties, my dad went back to Britain and took me with him for holidays. In August 1966, we drove to Dieppe with our Renault 4, boarded the Falaise and after a
four hours journey of delight, disembarked at Newhaven. I had a great time, with a big storm pending and lots of people sick. I remember having a steak and French fried potatoes in the ferry's
restaurant. My dad was a great sailor: I never saw him vomit.
Since this first time I crossed the Channel, from the age of eleven till I was sixteen, my parents took a subscription to Seaford for me. Seaford was a charming seaside resort that looked pretty
much like my own place: same chalk cliffs, same green lavish sea, same bloody pebbles, same bloody wind in the face, same bloody rain accompanying the wind. Everything was the same, and everything
was different, and one month a year, I lived in a parallel world. One month a year was thus 1/12th of my life, it was 6 months all put together, and believe me or not, 6 months in a parallel world
is a lot for a teenager.
This was the time of Victorian style worm-eaten threatening hung windows, of Victorian style tuppence, quids and guineas, of Victorian style old ladies with clinking bracelets, purple hair and
powdered faces. My teacher, Mrs Protheroe was born with the century. Whenever I came for my daily lesson, she breathed out a strange smell of perfume. From my personal experience, I discovered
later – well, not that much later in fact – that what I had thought was perfume was actually gin (*). She was a wonderful teacher. She asked me to read whole chapters of Penguin Books. I still keep
some of them, like Doctor Doolittle, Pygmalion or Macbeth, and I still love the penguins on the jackets.
Stepping from Doctor Doolittle to Lady Macbeth took me six years. So did my transformation from a tiny little boy into a wild and soft bearded teen-ager obsessed with sex and popular music. I did
very well with music, because my host, a middle aged woman with eccentric glasses (actually everyone had actually eccentric glasses in the late sixties in Britain) worked in a record shop. She used
to give me unsold records and thus I became a specialist of not-so-pop music. But the most popular tunes, those I could not afford to buy, were on the radios and I was also a Radio One and Radio
Caroline fan.
Regarding my second centre of interest, may be I would have been more successful with girls if I had had lessons with Mrs Protheroe on how to keep my compulsive teenage sex obsession
hidden.
So, very rapidly, I had decided to play tennis instead.
I have two questions... with your permission : one : is this complètement true ? ... two : If oui: do you still play tennis ? ;-)))
Commentaire n°1
posté par
claudune
le 21/06/2009 à 19h04
Tout est rigoureusement vrai, même les dates, même les noms. Par contre pour le tennis, j'ai dû arrêter très vite à cause de mon amblyopie. C'est également pour la même raison qu'après avoir essayé
de taper 50 fois dans une balle de golf, j'ai décidé de ne pas commencer.
Et il aura fallu un texte en anglais pour que nous connaissions enfin ton âge ! ... J'ai souvent pensé qu'il était plus facile de dévoiler des choses de ses intimes étés dans une langue étrangère ;-)))
Commentaire n°3
posté par
claudune
le 22/06/2009 à 13h59
Exact,... sauf que je suis trompé dans un chiffre (donc à un an près, mais on s'en fiche... Comme le braqueur amateur du texte précédent, un peu las de me cacher, je finis par me faire prendre...
Et les cancres qui n'ont rien retenu de leurs leçons d'anglais, comment font-ils pour connaître ton âge ?
Commentaire n°7
posté par
Mifa
le 02/07/2009 à 16h14
Les cancres i copicollent (j'ai pas dit qu'i picolent) dans un traducteur automatique et ça donne un truc top du genre:
"Je peux dire des tas d'histoires sur mon 1/12e des jeunes en Angleterre.
Mon père était un ancien marin de la Marine. Il avait passé une grande partie de la guerre mondiale 2, sur une frégate, La Découverte, qui a été loué au général de Gaulle, la marine, les Forces
françaises libres Fleet par la générosité du gouvernement britannique.
Bien après la guerre, dans les années soixante, mon père est retourné en Grande-Bretagne et m'a pris avec lui pour les vacances. En août 1966, nous conduit à Dieppe avec notre Renault 4, à bord de
la poche de Falaise et après quatre heures de voyage de plaisir, débarque à Newhaven. J'ai eu un grand temps, avec une grosse tempête en suspens et beaucoup de gens malades. Je me souviens d'avoir
un steak et des frites dans le ferry du restaurant. Mon père était un grand marin: Je ne l'a jamais vu vomir.
Depuis cette première fois, j'ai traversé la Manche, de l'âge de onze ans j'étais à seize ans, mes parents ont pris un abonnement à Seaford pour moi. Seaford est une charmante station balnéaire qui
ressemblait beaucoup à ma propre place: même la craie des falaises, même somptueux vert mer, même les cailloux sanglants, même le vent de sang dans le visage, le même sang qui accompagne la pluie
le vent. Tout est la même, et tout était différent, et un mois d'un an, je vivais dans un monde parallèle. Un mois a donc été une année 1/12e de ma vie, il était de 6 mois, tous ensemble, et
croyez-moi ou non, 6 mois dans un monde parallèle, c'est beaucoup pour un adolescent."
A propos des traducteurs automatiques, j'avais lu une blague : un technicien veut tester le traducteur qu'il a installé. Il tape : "L'esprit est fort mais la chair est faible". Puis il fait traduire en russe et retraduire en français. La machine répond :"La vodka est costaud mais la viande est pourrie". Merci de m'aider mais je crois que ce traducteur est un confrère à moi (régiment des cancres) et également petit-neveu du traducteur russe. Et au fait, quel âge as-tu ?
Commentaire n°8
posté par
Mifa
le 03/07/2009 à 12h48
J'avais fait un article sur ce sujet, il y a bien longtemps, j'avais peut-être 50 ans...
Merci pour ce retour en arrière, et avec Baudelaire, rien que ça ! Il reste que question âge, je te bats largement... ça fait au moins un point pour moi. :-)
Commentaire n°9
posté par
Mifa
le 04/07/2009 à 19h44
Cette traduction offre un nouvel éclairage, à la fois étrange et pathétique, sur tes souvenirs ... C'est que maintenant je ne suis plus aussi sûre de ton âge moi ... ;-)
Commentaire n°11
posté par
graind'sel
le 07/07/2009 à 04h23
Rien ne profite jamais (proverbe nul et non avenu).
I have two questions... with your permission : one : is this complètement true ? ... two : If oui: do you still play tennis ? ;-)))
:)
Et il aura fallu un texte en anglais pour que nous connaissions enfin ton âge ! ... J'ai souvent pensé qu'il était plus facile de dévoiler des choses de ses intimes étés dans une langue étrangère ;-)))
:)
Je te préfère en frenchie ! ;)
"Je peux dire des tas d'histoires sur mon 1/12e des jeunes en Angleterre.
Mon père était un ancien marin de la Marine. Il avait passé une grande partie de la guerre mondiale 2, sur une frégate, La Découverte, qui a été loué au général de Gaulle, la marine, les Forces françaises libres Fleet par la générosité du gouvernement britannique.
Bien après la guerre, dans les années soixante, mon père est retourné en Grande-Bretagne et m'a pris avec lui pour les vacances. En août 1966, nous conduit à Dieppe avec notre Renault 4, à bord de la poche de Falaise et après quatre heures de voyage de plaisir, débarque à Newhaven. J'ai eu un grand temps, avec une grosse tempête en suspens et beaucoup de gens malades. Je me souviens d'avoir un steak et des frites dans le ferry du restaurant. Mon père était un grand marin: Je ne l'a jamais vu vomir.
Depuis cette première fois, j'ai traversé la Manche, de l'âge de onze ans j'étais à seize ans, mes parents ont pris un abonnement à Seaford pour moi. Seaford est une charmante station balnéaire qui ressemblait beaucoup à ma propre place: même la craie des falaises, même somptueux vert mer, même les cailloux sanglants, même le vent de sang dans le visage, le même sang qui accompagne la pluie le vent. Tout est la même, et tout était différent, et un mois d'un an, je vivais dans un monde parallèle. Un mois a donc été une année 1/12e de ma vie, il était de 6 mois, tous ensemble, et croyez-moi ou non, 6 mois dans un monde parallèle, c'est beaucoup pour un adolescent."
Merci de m'aider
http://gino.gordon.over-blog.com/article-2431616.html
;o))
J'aurais pas juré pourtant...
:))
Ah las ! las ! ... écroulée de rire avec ces traductions automatiques! ... merci merci !